“ RENDONS A CÉSAR….. ”

 « Dormez en paix, braves gens ! Jusqu’ici tout va bien, et si cela venait à se gâter, ce sera à cause des autres !! ». C’est ce que le RAPP en a déduit en assistant au dernier conseil municipal du 24/06/2015 et en lisant l’édito du mensuel de juillet. 

La Chambre Régionale des Comptes a rendu son rapport sur les finances de Pompignac de 2009 à 2013 avec quelques données de 2014. On peut tout d’abord se demander pourquoi la CRC a choisi Pompignac parmi les 7000 collectivités de sa juridiction? Est-ce parce qu’elle était déjà intervenue en 2012 sur demande du Préfet, comme il se doit lorsque le déficit budgétaire est supérieur à 10% ? 

Peu importe ! Le maire n’a cure des avertissements ou des conseils. Il continue à faire l’autruche plutôt que de regarder la réalité en face.

Et à son habitude, il désigne les associations d’opposition qui, par leurs « manœuvres hostiles » (édito du mensuel de juillet) seraient responsable de tous ses tourments. Le RAPP se doit de rétablir la vérité :

  1. Le RAPP n’est pas aux affaires, il est utile de le préciser.
  2. Le RAPP n’a pas décidé:
    - d’une école maternelle + restaurant scolaire à 5 220 012
    - ni des choix pour le moins audacieux qui ont été faits :
    ● Achat d’un terrain (240 000 €) alors que le foncier de la commune aurait pu éviter cette dépense.
    ● Des frais de travaux d’aménagement liés à la pente du terrain.
    ● De couvrir la cour d’une dalle « Champignon » de 30cm d'épaisseur
  3. Le RAPP n’a pas décidé de la construction de vestiaires enterrés à la plaine des sports sans commune mesure avec le remboursement de l’assurance suite au sinistre de juin 2007.
  4. Le RAPP n’a pas décidé la levée d’un emprunt de 1 100 000 € pour l’achat du terrain et l’aménagement de future zone artisanale mixte du Clouet en 2011. 
    Ce projet, initialement prévu pour apporter des recettes à la commune est au point mort et la vente des parcelles piétine depuis 4 ans et coûte  finalement  à la commune 30 250 € par an (intérêts de l’emprunt).

  5. Le RAPP n’a pas décidé de recourir systématiquement à l’emprunt. Il a même conseillé au maire de créer des recettes propres avant d’investir.

  6. Le RAPP n’a jamais été hostile:
    - à la vente des 3 terrains situés Route de l’église.
    - à la vente des parcelles de la Zone mixte du Clouet. Encore faut-il que la commune n’y perde pas d’argent…
    - à l’aménagement du lotissement de La clairière de Lauduc.
    - à l’aménagement du lotissement de Lannegrand. Encore faut-il que les parcelles se vendent rapidement…
    - à la nouvelle station d’épuration. Encore faut-il que la commune tienne le budget de 2 586 000 € qu’elle s’était initialement fixé, et qui a déjà augmenté à hauteur de 3 017 000 €, alors que les travaux n’ont pas débuté.

Simplement, le RAPP approuve que l’évolution de Pompignac aille dans le sens de l’amélioration des services et du cadre de vie.

Simplement, le RAPP dénonce certains choix techniques, certaines décisions qui ont fait grimper la note finale des différents programmes. Il s’inquiète de ceux qui concerneront les projets annoncés (cours de tennis couvert, nouvelle salle d’arts et loisirs, école élémentaire, station d’épuration…).

Simplement, le RAPP s’inquiète du recours exagéré à l’emprunt qui fragilise notre commune. Le responsable de la mauvaise santé de nos finances communales, ce ne sont ni les associations d’opposition, ni le RAPP.

C’est bel et bien le Maire qui, avec son équipe ont placé la commune dans une situation financière plus que délicate. Le rôle du RAPP, association citoyenne, est d’informer. Il continuera à le faire.