colere 4Un adhérent du RAPP nous a envoyé cet article:
Dans le maquis des évènements de la semaine 14 de l’année 2016 (comptes aux BAHAMAS, le nouveau parti « EN MARCHE » du ministre de l’économie, des nouveaux prétendants aux primaires de droite…) sont venus s’ajouter pour les lecteurs du quotidien régional du jeudi 7 avril 2016, quelques évènements locaux qui font débat dans le landerneau POMPIGNACAIS. Démission d’un conseiller municipal de la majorité (démission pour raisons personnelles selon la formule consacrée !!!!), et, de plus, double camouflet pour le maire de la commune.

En bon citoyen, intéressé par les affaires de notre commune, je n’ai pu résister à donner ici mon témoignage et ma perception des évènements.

 

Le 4 avril 2016 : premier camouflet en Conseil Municipal. L’opposition refuse de voter les budgets 2016.

Probablement lassés d’être considérés par l’exécutif comme des subordonnés sans importance, ces 5 élus du peuple ont rappelé pacifiquement au maire que la démocratie avait des exigences pour s’en réclamer.

Mes lectures quotidiennes de la presse régionale et nationale m’indiquent que nous sommes en période de vote des budgets communaux. Le processus couramment utilisé pour établir un budget de collectivité territoriale comprend 3 phases :

  • Un débat d’orientations budgétaires avec possibilités d’amendements.
  • Un travail en commissions avec représentation de l’opposition pour mettre en forme les orientations budgétaires.
  • Un conseil municipal public pour voter les budgets.

Il semble qu’à POMPIGNAC, les deux premières soient ignorées : absence de débat sur les orientations budgétaires, inexistence de commissions des finances (avec représentation de l’opposition). A minima une réunion d’information préalable au conseil municipal sur les choix qui ont été faits. Volonté démocratique travestie ! Ces mêmes élus, appelés à se prononcer ce lundi 4 avril, se retrouvent en réunion publique pour adopter les budgets sans aucun élément pour étayer leur argumentation.

Les projets de budgets et autres rapports de présentation auraient dus leur être transmis au moins 3 jours avant la réunion du conseil municipal. Ces pièces leur sont parvenues par messagerie le dimanche 3 avril 2016 après 21h00. Un peu court pour travailler sérieusement et avec attention les pièces comptables de budgets déterminants pour la commune. Les élus de l’opposition ont décidé sagement de ne pas participer aux votes sur les points budgétaires de l’ordre jour. Ils ont néanmoins participé jusqu’à la fin à ce conseil municipal ainsi qu’aux votes concernant d’autres délibérations.

Cette décision des élus, prise très certainement à regret et commandée par la circonstance, a représenté sans doute pour le maire un acte de désobéissance aggravé, puisque sa réaction a été choquante (violence verbale, insultes…) pour celui qui se présente comme le Premier Magistrat de la Commune.

Un maire qui se dit respectueux des conseillers, aurait envoyé les documents nécessaires au plus tard le samedi. Ainsi, les élus concernés, auraient participé aux votes.

J’ai du mal à comprendre… Le maire dispose d’une majorité d’élus complaisants et disciplinés au point, pour certains, de tout accepter sans vraiment connaitre le contenu des projets qu’ils votent. Pourquoi alors, Denis Lopez s’est-il autant ridiculisé par une colère incontrôlée, n’hésitant pas à insulter démesurément les élus d’opposition ?

Le 5 avril 2016 : deuxième camouflet, le lendemain, à la Communauté des Communes.

Deux pages plus loin dans ce même journal, rendant compte de ce fameux conseil municipal de POMPIGNAC, nous retrouvons Denis Lopez, le maire de notre commune impliqué dans un conflit lors du conseil communautaire qui traitait aussi des budgets 2016.

Au sixième point de l’ordre du jour, suite à un échange verbal qui le place en difficulté, il décide de quitter la salle des délibérations et ne participera pas aux votes des budgets 2016 de la Communauté Des Communes.

Ce maire est vraiment en délicatesse avec l’exemplarité ! Il ne s’applique pas à lui-même ce qu’il impose aux autres. C’’est une incohérence de plus qui interpelle le citoyen de la commune que je suis.

COUR DES COMPTES 2015 

La Chambre Régionale des Comptes a rendu son rapport. Il a été débattu lors du dernier conseil municipal le mercredi 24 juin 2015. Vous le trouverez à la suite de cet article. Ce document, très intéressant et riche d'enseignement, est accessible à tous. Sont surlignés en jaune les passages les plus révélateurs.

Le RAPP depuis longtemps alerte sur les dérives financières et sur l’opacité de la gestion communale. La Chambre Régionale des Comptes rejoint en de nombreux points l'analyse faite par le RAPP depuis 2009. Nous vous laissons apprécier. Ci-dessous également les conclusions de M. le Maire en réponse aux conclusions de la Cour des Comptes
4 points essentiels à retenir :
  • Des investissements lourds ont été réalisés car la commune était dans un état de vétusté remarquable  
  • Toute la gestion municipale repose sur des ressources exceptionnelles issues de la vente de terrains avec tous les risques que cela comporte (estimation du reste à recevoir 3 572 000 €).
  • Augmentation des bases fiscales dues à l'accroissement de la population.
  • Les Pompignacais peuvent supporter une augmentation de leurs impôts.
  • De nouvelles ressources exceptionnelles sont à venir dans le centre bourg (vente de terrains pour lotir) : parcelles à côté de l' école maternelle et parcelles dans le bas de la place de l'entre deux mers
Un documentaire très intéressant intitulé " la fin du village, le début de ?". a été diffusé sur France 3 le lundi 29 juin 2015 à 22h25.
Rediffusion : Mardi 21 Juillet 03h45… A enregistrer !

« Toute ressemblance avec une commune de Girond commençant par un P.... »

A noter  l'intervention du maire de la commune de Cadenet à la vingt neuvième minute ... A chacun de se faire son avis !
RapportCourDesComptes2015    ReponseRapportCourDesComptes2015

 

"Inviter à participer et à débattre ? NON !
Juste inviter à écouter …"

 

Le RAPP a pourtant été tenté d’y croire, mais force est de constater que le chemin vers la démocratie locale à Pompignac est encore long !
Dans le cadre des votes des comptes administratifs 2014 et du budget primitif 2015, les élus de l’opposition ont été conviés par le maire à 2 réunions : réunions préparatoires ? Débats d’orientations budgétaires ? Rien de tout cela … Ce fût juste 2 réunions d’informations ! Aucun débat possible, simplement le droit de poser quelques questions. De plus, face aux 5 élus de l’opposition, seulement 2 élus de la majorité étaient présents au côté du maire. Pourquoi un tel manque de respect ? Pourquoi les élus de l’opposition n’ont-ils pas les mêmes droits que les élus de la majorité ? Sont-ilsdes sous élus ?

CM MarsAvril2015
Nous notons bien évidement ce premier “petits pas” de la majorité vers l’ouverture, vers un début de transparence et de démocratie. Mais c’est encore très insuffisant !
Nous constatons toutefois que certains élus de cette majorité tentent des signes d’ouverture. 

Montreront ils assez de “pugnacité” pour convaincre un maire qui s’est trouvé plusieurs fois en difficulté face à des questions bien documentées de l’opposition ?

 Ci joint, le compte rendu de ces deux conseils municipaux :

 

“Elle court, elle court la CAB*, la CAB de Pompignac! Elle est passée par ici, elle repassera par là!” 

Budget total ­ 1 710 844€ sur 4 ans / Subventions Conseil Général ­ 201 859€

 *Convention d’Aménagement de Bourg 

 

Entonner l’air de cette célèbre chanson enfantine (Il court il court le furet...) résume assez bien le ressenti de la première délibération de ce conseil. Cette CAB était attendue depuis très longtemps (2010) par le RAPP pour deux raisons principales :

  • La première : La CAB permet d’obtenir des subventions du conseil général et en ces temps de disettes, ce n’est pas négligeable !
  • La deuxième : La CAB permet d’installer un travail collaboratif en toute transparence (concertation avec le CG, un architecte urbaniste) et d’y associer des représentants des administrés. Cela se pratique dans beaucoup de communes de la région*​qui souhaitent repenser l’aménagement de leur centre bourg.... 

OUI ! MAIS PAS à Pompignac !

 

Retrouvez l'intégralité de notre compte rendu en cliquant sur l'image ci-contre :

“Premier pouvoir ça va ! Deuxième pouvoir ça va ! Troisième pouvoir ... Bonjour l’abus de pouvoir !”


Les conseils municipaux se suivent et se ressemblent ... Malheureusement ! 

Le déni de démocratie et le manque de transparence continuent leur œuvre avec un maire qui, bien que se glorifiant de respecter la loi, décide d’écrire la sienne... 

Un incident en apparence anecdotique, mais que nous avons décidé de vous raconter ici, tellement il est représentatif du “fonctionnement démocratique de Pompignac”. 

Ambiance !!

Suite aux votes finalisant chaque délibération, le maire décide de compter le vote de Florent Loddo (absent excusé) bien qu’aucun pouvoir signé du conseiller absent ne l’y autorise. Francis Massé interroge alors le maire et exige que ce pouvoir « invisible » mais que le maire déclare posséder soit montré à tous et déposé sur la table du conseil et que, dans le cas contraire, le vote de Florent Loddo ne soit pas pris en compte. Le maire tergiverse, tournicote et décrète finalement la régularité du vote allant jusqu’à dire « ce pouvoir existe même si je ne l’ai pas ici ». L’opposition réagit et reprécise la règle à respecter, celle qui concerne les pouvoirs en conseil municipal. Le maire s’engage alors à le retrouver d’ici la fin du conseil.

En fin de séance, Francis Massé réinterroge le maire qui ne peut pas davantage qu’en début de conseil, montrer cet hypothétique pouvoir.... L’élu de l’opposition exige alors que soient corrigés tous les votes enregistrés lors de ce conseil pour la majorité municipale et qu’1 voix en soit retirée (soit 17 au lieu de 18). Le maire monte alors le ton, donne l’injonction à Francis Massé de s’asseoir (comme on le ferait avec un enfant turbulent), et fait cette remarque à dater dans les annales des conseils municipaux de Pompignac (à moins que ce ne soit dans le bêtisier de l’équipe en place) : 

« Un pouvoir, qu’il soit ou non sur la table est un pouvoir !». Denis Lopez­ Conseil municipal du 15/12/2014­ Pompignac

Retrouvez l'intégralité de notre compte rendu en cliquant sur l'image ci-contre :